ESU : l'APUKIN brandit la menace d'une grève et d'une perturbation de l'année académique 2026-2027

Alors que la rentrée académique 2026-2027 est prévue le 15 octobre prochain, les inquiétudes demeurent grandissantes au sein du corps professoral, face à la non-prise en compte de ses multiples revendications, notamment le non-respect du barème intermédiaire et le paiement de la paie complémentaire. Interrogé à ce sujet par la rédaction d'Infos7.cd, le président de l'Association des professeurs de l'Université de Kinshasa (APUKIN), le professeur David Lubo, a indiqué qu'aucune garantie ne rassure le corps professoral quant à l'idée de reprendre les cours.

ESU : l'APUKIN brandit la menace d'une grève et d'une perturbation de l'année académique 2026-2027
Les professeurs d'universités et instituts supérieurs se dirigeant vers la Prilature pour un sit-in

‎Le professeur Lubo a pour ce faire dénoncé le manque de volonté politique vis-à-vis du corps enseignant, caractérisé par le non-respect des engagements pris par le gouvernement congolais.

‎"Reprendre suppose qu'on a des véhicules des professeurs, qu'on a la prime de recherche, qu'on le barème intermédiaire, sans compter la paie complémentaire pour laquelle il faut se mettre en toge parce qu'il y a au gouvernement des gens qui ne sont pas nés des femmes, des gens qui sont des dieux. Le 15 on verra, parce que nous savons qu'ils vont nous tromper", a-t-il déclaré.

‎Par ailleurs, il a condamné le blocage du dossier de l'assurance santé par le ministère des Finances, accusant un conseiller du ministre Doudou Fwamba d'être à la base de cette situation.

‎Face à cette situation, l'APUKIN et d'autres structures menacent de se prendre en charge, à l'issue d'une assemblée générale, et n'excluent pas une éventuelle grève si le silence assourdissant des autorités congolaises persiste.

‎"Nous avant le 15, nous allons nous réunir ou légèrement après le 15. Nous prendrons les dispositions utiles pour ne plus être le dindon de farce. Quand on ment, on ment, je crois que personne ne peut croire à ce gouvernement aujourd'hui par rapport à la situation des professeurs", a souligné le professeur David Lubo.

Derick Katola