Interpellation controversée de la sénatrice Carole Agito : Sama Lukonde dénonce une violation de la procédure légale

Lors de la plénière du jeudi 22 octobre, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a dénoncé les conditions de la brève interpellation de la sénatrice Carole Agito. Il a jugé cette opération contraire à l'article 107 de la Constitution relatif aux immunités parlementaires, ainsi qu'à l'article 223 du règlement intérieur, qui encadre la procédure de levée de ces immunités.

Interpellation controversée de la sénatrice Carole Agito : Sama Lukonde dénonce une violation de la procédure légale
La sénatrice Carole Agito dans la salle de plénière du Sénat

Jean-Michel Sama Lukonde a rappelé que toute procédure visant un sénateur ou une sénatrice doit respecter les garanties légales.

‎"Le Sénat n'est pas contre la justice. Le Sénat est pour l'État de droit. Mais l'État de droit, c'est le strict respect de la loi par tous, y compris par ceux qui sont chargés de l'appliquer. On ne lève pas les immunités d'une sénatrice comme on procède à une interpellation de droit commun", a-t-il déclaré.

‎Il a par ailleurs assuré que la Chambre haute resterait intransigeante face à toute violation procédurale.

‎"Aucune dérive, aucune violation procédurale ne sera tolérée", a-t-il prévenu.

‎La sénatrice Carole Agito a été interpellée le mercredi 21 octobre par des personnes se présentant comme des membres des renseignements militaires, alors qu'elle rentrait chez elle. Conduite à la Demiap, elle aurait subi un interrogatoire musclé. La Demiap l'accuse d'actions subversives et de contacts avec l'ennemi. Elle avait finalement été libérée tard dans la nuit du même mercredi.