Dialogue national en RDC : Félix Tshisekedi annonce les nominations des animateurs pour la semaine prochaine et dément toute intention de modifier la Constitution

Le président Félix Tshisekedi a annoncé pour la semaine prochaine la nomination des animateurs du dialogue, les membres de la coordination nationale et les coordinations provinciales, ainsi que les superviseurs de chaque province. Il l'a déclaré le samedi 24 octobre, lors de sa rencontre avec les députés nationaux et sénateurs membres de l'Union sacrée.

Dialogue national en RDC : Félix Tshisekedi annonce les nominations des animateurs pour la semaine prochaine et dément toute intention de modifier la Constitution
Le président élix Tshisekedi devant les parlementaires de l'Union sacrée de la Nation

Par ailleurs, le chef de l'État a indiqué que les travaux bénéficieront en outre de l'appui de deux cofacilitateurs désignés par l'Union africaine.

‎Aux parlementaires de l'USN le président Félix Tshisekedi a affirmé le dialogue national pour la paix, la refondation et la cohésion nationale qu'il avait convoqué ne vise pas à modifier la Constitution pour lui permettre de se maintenir au pouvoir. Selon lui, ce processus a pour objectif de rendre au pays une certaine normalité, afin que l'État fonctionne réellement selon des normes.

‎Il a souligné n'avoir aucune intention d'aller au-delà du mandat constitutionnel, contrairement à ce qui se dit dans l'opinion, invitant au passage ses partisans à ne pas lier la réflexion sur la gouvernance à son sort personnel. 

‎Sur le plan sécuritaire, Félix Tshisekedi a rassuré les parlementaires de sa famille politique que la situation demeure sous contrôle de Kinshasa, malgré la désignation de Joseph Kabila à la tête du mouvement politico-militaire Front pour la Refondation de la Nation.

‎Cependant, il a dénoncé le recours aux armes par l'ancien président Joseph Kabila, l'accusant de ne pas aimer le pays qu'il a dirigé pendant 18 ans. Selon lui, la position affichée par l'ex-chef de l'État ne vise qu'à donner la coloration congolaise à l'agression rwandaise suite à une pression militaire et aux sanctions ayant "asphyxié" le régime de Paul Kagame.

‎"Pour le peu que j'ai eu à le pratiquer, je peux vous assurer que Joseph Kabila est un peureux. Et là, il doit se demander s'il a fait un bon choix", a-t-il déclaré.