Procès FRIVAO : affaire renvoyée pour l'ex-ministre Mutamba et son co-prévenu, accusés de détournement de fonds destinés aux victimes de Kisangani

‎À peine débuté, le procès opposant, devant la Cour de cassation, le ministère public à l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ainsi qu'à l'ex coordonnateur intérimaire du Fonds de Réparation et d'Indemnisation des Victimes des Actes Illicites de l'Ouganda (FRIVAO),Blanchard Bolokola, a été renvoyée au 27 juillet.

Procès FRIVAO : affaire renvoyée pour l'ex-ministre Mutamba et son co-prévenu, accusés de détournement de fonds destinés aux victimes de Kisangani
Constant Mutamba arrivant à la Cour de cassation ce lundi 13 juillet

Lors de cette première audience, le parquet général près la Cour de cassation a accusé les deux hommes de plusieurs chefs de détournement de fonds publics. Ces sommes étaient initialement destinées à la réparation des victimes de la guerre de Kisangani.

‎Le parquet a notamment évoqué des détournements commis entre septembre 2024 et mars 2025 : près de 15 millions de dollars au profit de la société Congo energy, 4 millions de dollars versés à l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), 200 000 dollars à l'Assemblée provinciale de la Tshopo, 1 024 000 dollars à l'entreprise Divo SARL et 175 864,641 dollars à la société Tropic architecture.

‎De son côté, Constant Mutamba a fermement rejeté les accusations portées contre lui.

‎"J’apprends au même moment que vous, les faits qui me sont reprochés. Je ne connais pas ce dossier", a-t-il déclaré devant la Cour.

‎Pour rappel, l'ancien ministre de la Justice avait été condamné le 2 septembre 2025 par la Cour de cassation à trois ans de travaux forcés pour détournement des fonds destinés à la construction d'une prison dans la ville de Kisangani. La juridiction lui avait également infligé 5 ans d'interdiction du droit de vote et d'éligibilité après consommation de sa peine, d'une privation du droit à la libération conditionnelle ou à la réhabilitation, ainsi que d'une exclusion des fonctions publiques. 

Derick Katola