Migrants expulsés des États-Unis : Patrick Muyaya écarte tout risque sécuritaire pour la population congolaise
Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a tenu à rassurer l'opinion sur l’accueil à Kinshasa des migrants expulsés des États-Unis qui, selon lui, ne représente aucun risque sécuritaire pour la population congolaise en général, et pour les Kinois en particulier. Il s’est exprimé en ce sens lundi 27 avril, lors d’un briefing de presse.
Le ministre de la Communication et Médias a invité les congolais à éviter d’entretenir toute forme de confusion à ce sujet, estimant que le parallèle établi avec le dossier des ressortissants afghans était « dangereux ».
« Ici, je tiens à rappeler qu'il faut éviter de semer la peur dans notre opinion. C'est une opération qui est encadrée dans le temps et les dispositions sont prises pour que toutes les personnes qui arrivent ici, nous avons l'occasion, à travers le service du ministère de l'Intérieur, de faire ce qu'on appelle et pour nous assurer qu'ils ne posent pas des problèmes dans cet environnement », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs affirmé que des contacts sont établis avec les pays d’origine des migrants en provenance de Washington, afin de faciliter leur retour.
« D'ailleurs, à travers les organisations internationales qui collaborent avec le gouvernement dans ces processus, il y a déjà des contacts avec leurs pays respectifs. Et peut-être que dans les prochains jours, dès que ces contacts auront abouti, on pourra vous informer que certains, on a pu trouver un contrôle libre pour qu'ils retournent dans leur pays d'origine, parce que comme nous le disons dès le départ, c'est un séjour temporaire », a affirmé le ministre Muyaya.
Abordant la question d’une probable déportation des Afghans vers la République démocratique du Congo, le porte-parole du gouvernement congolais n’a pas confirmé l’information, promettant néanmoins de fournir à la presse des précisions dès qu'il aurait en sa possession des éléments allant dans ce sens.
"Sur la question des Afghans, j'ai été appelé plusieurs fois par des médias internationaux qui sont intéressés. Je crois que c'est le principe que nous avons adopté en termes de transparence,. S'il y a des éléments qui vont dans ce sens, on se fera en mesure de venir les confirmer pour que les uns les autres puissent être informés", a-t-il déclaré.





