ARSP : après 100 jours, Ted Beleshayi pose les bases d'une régulation au service de l'entrepreneur congolais

Cent jours après sa prise de fonction à la tête de l'Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le Directeur général Ted Beleshayi a dressé un premier bilan d'étape placé sous le signe de l'action, de l'intégrité et de l'équité. Entre digitalisation, assainissement des finances, renforcement des contrôles et ouverture au financement, l'institution entend devenir un véritable levier de croissance pour l'entrepreneuriat congolais.

ARSP : après 100 jours, Ted Beleshayi pose les bases d'une régulation au service de l'entrepreneur congolais
Ted Beleshayi, DG de l'ARSP

Lors d'une conférence de presse le jeudi 1er octobre, Ted Beleshayi s'est livré à l'exercice de redevabilité. Un exercice qui permet de regarder en face le chemin parcouru, les repères fixés et les fondations d'une nouvelle dynamique économique impulsée conformément à la vision du chef de l'État, qui veut faire de la sous-traitance le véritable socle de l'indépendance et de la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.

‎Une remise en capacité de l'ARSP au bénéfice de l'entrepreneur congolais

‎Selon le patron de l'ARSP, les cent premiers jours de son mandat ont été marqués par une remise en capacité de cet établissement au bénéfice de l'entrepreneur congolais. L'objectif affirmé est clair : positionner les entreprises à capitaux majoritairement congolais comme acteurs clés de la chaîne de valeur nationale.

‎Cette dynamique s'est accompagnée d'un retour à la rigueur, à travers l'assainissement de la gestion des finances de l'Établissement, en vue de l'amorce de l'application de la justice distributive dont seront bénéficiaires les cadres et agents de l'ARSP.

‎"Qu'il s'agisse de la digitalisation de nos services pour plus de transparence, du renforcement de nos contrôles de conformité sur le terrain, de la professionnalisation de nos équipes d'inspecteurs, de l’établissement des passerelles de collaboration avec des partenaires parties prenantes dans l’exécution de la Loi 17/001 du 08 février 2017 ou de nos récentes concertations stratégiques pour l'accès au financement de nos PME, chaque décision prise a été guidée par un devoir résumé en deux mots forts : l'intégrité et l'équité", a déclaré Ted Beleshayi.

‎Pour le DG, réguler ne consiste pas à "contrôler pour le plaisir de contrôler", mais à faire respecter la loi et à faire de la régulation un levier de croissance.

‎Cela se décline, a-t-il précisé, par une relance des contrôles via la reprise des inspections, des sanctions fermes contre les sous-traitants non éligibles, et la montée en compétences du corps des contrôleurs pour garantir la crédibilité de leurs missions.

‎Une institution qui refuse d'être une simple instance de contrainte

‎Pour Ted Beleshayi, ces cent jours sont "une fondation", non un aboutissement. Les prochaines étapes seront d'intensifier la digitalisation et les contrôles de terrain, de poursuivre la professionnalisation des équipes et la rigueur financière, de déployer l'ARSP sur l'ensemble du territoire, de faciliter l'accès aux marchés et aux financements, et de concrétiser le nouveau cadre du contenu local.

‎Si les cent premiers jours ont permis de remettre l'ARSP en marche, les prochaines échéances, a affirmé Ted Beleshayi, viendront maximiser son impact.

‎À travers ce bilan de cent jours, le Directeur Général de l'ARSP pose les jalons d'une institution modernisée, rigoureuse et tournée vers l'entrepreneur congolais. L'enjeu désormais : transformer l'essai et faire de la sous-traitance un véritable moteur de l'émergence économique nationale.

Derick Katola