Concession ferroviaire Dilolo-Sakania : un contrat de 30 ans pour relancer le corridor de Lobito

‎Un contrat de concession pour la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, pièce maîtresse du tronçon congolais du corridor de Lobito, a été signé ce mercredi 26 août à Kinshasa entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République d'Angola. La cérémonie s'est déroulée à l'issue de la visite de travail du président angolais, João Lourenço.

Concession ferroviaire Dilolo-Sakania : un contrat de 30 ans pour relancer le corridor de Lobito
Les présidents João Lourenço et Félix Tshisekedi

Longue d'environ 1 445 kilomètres, cette ligne reliera Dilolo à Sakania, en desservant notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi. Les investissements prévus pour ce projet sont estimés à près de 1,258 milliard de dollars américains. Ces fonds seront destinés aux études, à la réhabilitation, à la modernisation, à l'extension, à l'exploitation, ainsi qu'à la maintenance de l'infrastructure.

‎Selon le président Félix Tshisekedi, la durée d'exploitation de la concession est fixée à 30 ans. À l'issue de cette période, l'ensemble des infrastructures seront rétrocédées à l'État congolais, conformément aux modalités prévues par l'accord. 

‎Le chef de l'État a toutefois tenu à rassurer l'opinion : ce contrat n'entraîne pas la privatisation de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC). Celle-ci conservera l'exclusivité du transport de voyageurs ainsi que son droit d'acheminer des marchandises. 

‎"Ce contrat ne crée pas davantage un monopole ferroviaire. La ligne restera ouverte aux opérateurs qualifiés, dans des conditions transparentes, équitables et non discriminatoires", a précisé Félix Tshisekedi, assurant que les intérêts de l'État congolais ont été préservés.

‎Le président Tshisekedi a également indiqué que la RDC bénéficiera d'une participation d'au moins 10% dans la société de projet, d'une représentation au sein de ses organes de gouvernance, ainsi que d'une redevance de concession équivalant à 7,5% du chiffre d'affaires annuel brut.

‎"Mais au-delà des montants, des pourcentages et des mécanismes contractuels, l'essentiel demeure l'impact concret de ce projet sur la vie de nos populations. L'essentiel, ce sont des emplois  qui devront être créés pour les Congolais. L'essentiel, c'est la formation de notre jeunesse, le développement des compétences nationales, le recours aux entreprises locales et le transfert effectif des technologies", a souligné le président Félix Tshisekedi.

Derick Katola