Agression du cortège de Martin Fayulu à Kinshasa : ECiDé dénonce des actes "ignobles" et pointe la "Force du progrès"

Le parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) a dénoncé, ce lundi 24 août, l'attaque du cortège de son président national, Martin Fayulu, par des présumés éléments de la "Force du progrès", un mouvement controversé de jeunes affilié à l'UDPS-Tshisekedi.

Agression du cortège de Martin Fayulu à Kinshasa : ECiDé dénonce des actes "ignobles" et pointe la "Force du progrès"

Les faits se sont produits en face du quartier Badara, dans le district de la Tshangu, alors que Martin Fayulu quittait l'aéroport international de N'djili, venant de regagner la capitale après un séjour à l'étranger.

‎Selon ECiDé, les assaillants ont été repoussés par les militants du parti qui assuraient la protecteur de leur leader.

‎"Les forces du progrès se sont attaquées au cortège du Président Martin Fayulu. Nous comprenons maintenant pourquoi cette milice a été créée. Face à cette agression, nos courageux militants se sont mobilisés pour repousser les assaillants et assurer la protection du Président Martin Fayulu. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces actes ignobles et irresponsables, ainsi que leurs éventuels commanditaires", a alerté le parti. 

‎Pour ECiDé, ces agissements constituent une atteinte "grave" à la sécurité des personnes et à la liberté d’action politique.

‎Après près de deux semaines passées en France et en Belgique, l'opposant Martin Fayulu a retrouvé Kinshasa ce lundi. Il y avait animé des conférences à Paris et à Bruxelles, lors desquelles il s'est entretenu avec la diaspora congolaise des crises politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo. Dans les deux villes, M. Fayulu a réitéré son appel à la tenue d'un dialogue véritablement inclusif, exigeant au passage la participation de l'ancien président Joseph Kabila et du chef rebelle Corneille Nangaa.

‎Cet appel continue de susciter de vives réactions parmi les soutiens du régime en place. Ces derniers rejettent catégoriquement la présence de ceux qu'ils qualifient de "supplétifs" du Rwanda, estimant qu'ils n'ont pas leur place dans un dialogue intercongolais censé restaurer la paix.

Derick Katola