Après son choix de la rébellion : Élysée Bokumwana réclame le retrait de la nationalité congolaise à Joseph Kabila
Réagissant à la désignation officielle de l'ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), le vice-ministre du Budget et cadre de l'Union Sacrée de la Nation, Élysée Bokumwana, a affirmé que l'ex-chef de l'État a confirmé son statut de rebelle.
Pour le coordonnateur des Forces politiques alliées à l'UDPS, Élysée Bokumwana, cette officialisation lève tout doute sur le rôle de l'ancien président, qu'il qualifie de "vrai patron" de la rébellion.
"Il ne fait plus l'ombre d'aucun doute que c'est Joseph Kabila qui est le vrai patron du M23/AFC. Aujourd'hui, en prenant la tête du FRN qui succède de plein droit à l'AFC, il s'affiche dans un élan de complicité sans pareil avec tous les responsables de cette agression réunis à Goma", a-t-il déclaré.
Face à cette évolution, Élysée Bokumwana maintient et durcit ses propositions faites en juin 2025, à savoir la déchéance de la nationalité. Selon lui, il est plus qu'impérieux de procéder au retrait de la nationalité congolaise à Joseph Kabila pour usurpation d'identité.
"Ce n'est plus une supposition. Cet affichage à Goma rentre dans la stratégie du chaos, montée depuis longtemps, avec une stricte répartition des tâches entre Kagame et Kabila. Kabila, fort de son statut d'ancien chef de l'État, essaie d'obtenir la balkanisation du pays, chose qu'il n'a pas pu accomplir entièrement pendant ses 18 ans de misère à la tête de notre pays", conclut-il.
Tout en dénonçant la manœuvre, le vice-ministre du Budget apporte son soutien total et indéfectible au chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Commandant suprême des FARDC, pour anéantir cette "coalition du mal" et restaurer l'autorité de l'État et la souveraineté nationale sur l'ensemble du territoire.





