Kabila à la tête du FRN : Vital Kamerhe accuse l'ancien président de contradiction et l'invite à assumer son bilan

L'ancien président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Vital Kamerhe, a dénoncé une contradiction chez l'ancien président Joseph Kabila, estimant que la paix ne peut être proposée en recourant aux armes. Il s'est exprimé dans une vidéo publiée sur son compte X (anciennement Twitter).

Kabila à la tête du FRN : Vital Kamerhe accuse l'ancien président de contradiction et l'invite à assumer son bilan
L'ancien président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe

Pour Vital Kamerhe, la désignation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) constitue "un tournant grave" dans la vie politique de la RDC.

‎"Vous appelez à la paix dans vos discours, vous appelez à la rébellion dans vos actes. Le peuple vous jugera sur vos actes", a lancé Vital Kamerhe à Joseph Kabila.

‎Rappelant les 18 ans de règne de Joseph Kabila et ses méandres, Vital Kamerhe a invité l'ancien chef de l'État congolais à assumer sa part de responsabilité.

‎"On n'efface pas son propre bilan en accusant son successeur. Chacun de nous doit avoir la décence d'assumer sa part de responsabilité dans l'histoire tumultueuse que connait notre pays", a-t-il déclaré.

‎Par ailleurs, Vital Kamerhe a appelé la population congolaise, toutes tendances confondues, à rejeter la rébellion comme mode d’accès au pouvoir.

‎"Nous devons tous rejeter la rébellion comme mode d’accès au pouvoir. Nous devons mettre fin à ce cycle interminable de conflits suivis de dialogues, en espérant que celui que nous tiendrons sera le dernier et qu’il jettera véritablement les bases du développement de notre pays", a-t-il souligné.

‎Ainsi, Vital Kamerhe réaffirme son soutien à son allié, le président Félix Tshisekedi. Il exhorte également les congolais à resserrer leurs liens autour de la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel.

‎"Cette évolution conforte, à mes yeux, la justesse de ses mises en garde face à une menace qu’il avait identifiée. Elle nous commande de resserrer nos rangs autour de la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité ‎territoriale et de l’ordre constitutionnel", a martelé Vital Kamerhe.

‎Et d'ajouter : "la défense de la République est une responsabilité commune. Elle exige de nous tous la vigilance, la cohésion et le respect de chaque compatriote".