Joseph Kabila à la tête de la rébellion du FRN : le secret de polichinelle que confirmaient déjà les experts de l'ONU

Dans un rapport daté du 11 juin 2026, les experts de l'ONU sur la République démocratique du Congo avaient indiqué qu'une réorganisation profonde de la direction et de la structure du mouvement, comprenant un changement de nom, était en gestation.

Joseph Kabila à la tête de la rébellion du FRN : le secret de polichinelle que confirmaient déjà les experts de l'ONU
L'ancien président Joseph Kabila lors de la signature de l'acte fondateur du Front pour la Refondation de la Nation à Goma

Le document, citant plusieurs sources, indiquait déjà que Joseph Kabila devait y occuper des fonctions de premier plan. De liens publics de plus en plus étroits entre l'ancien président et l'AFC/M23 avaient également été relevés dans le rapport.

‎Les experts relevaient aussi des conflits entre différents responsables de la rébellion de l'AFC-M23 autour de l’accès aux ressources et de leur répartition, ainsi qu’un taux élevé de désertions, principalement parmi les personnes recrutées de force.

‎Le rapport faisait aussi état de la détermination de l’AFC/M23 de renverser le gouvernement de Kinshasa, un objectif présenté dans le temps comme ultime par les experts de l'ONU malgré les divergences internes. A contrario, la rébellion envisageait d’établir une région autonome dans l’est de la RDC. Son armée, l'ARC, comptant environ 30 000 éléments, était capable de mener des opérations simultanées sur plusieurs fronts avec le soutien de l’armée rwandaise.

‎Les experts de l’ONU annonçaient aussi que la rébellion, qui contrôle plusieurs territoires congolais, poursuivait des objectifs politiques, économiques et militaires. Ceux-ci visaient à étendre et consolider son contrôle territorial, enraciner des structures de gouvernance parallèles et obtenir une reconnaissance officielle par des négociations.