Dialogue national en RDC : la Présidence consulte l’Église du Christ au Congo
Une délégation de la Présidence de la République démocratique du Congo, conduite par le Directeur de cabinet du chef de l'État, Anthony Nkinzo, a échangé ce jeudi 8 octobre avec le président de l’Église du Christ au Congo (ECC), Monseigneur André Bokundoa. Les discussions ont porté sur le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, convoqué par le chef de l’État.
Anthony Nkinzo a présenté au président de l’ECC les orientations du Chef de l’État concernant l’organisation de ces assises nationales.
De son côté, Mgr André Bokundoa a fait part de ses avis et points d’attention pour un meilleur encadrement du processus
Cette rencontre intervient moins d'une semaine après celle tenue à Lubumbashi avec le avec le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Fulgence Muteba.
Par ces échanges, la Présidence congolaise souhaite examiner les conditions dans lesquelles l’Église catholique pourrait contribuer à l’apaisement, à la confiance et à la cohésion nationale, dans le respect de son autonomie.
Convoqué le 27 août par le président de la République, le dialogue national "pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État" se tiendra exclusivement sur le territoire national. Selon Félix Tshisekedi, ces assises ne constitueront ni une négociation avec l'agresseur ou ses supplétifs, ni une remise en cause du scrutin de 2023. L'objectif affiché est de permettre au pays de s'attaquer enfin aux causes profondes de crises récurrentes de la RDC, tout en dépassant les clivages et les rivalités politiques.
Les assises nationales, qui se dérouleront à Kinshasa, seront précédées d'une vaste campagne de consultation dans les 26 provinces du pays. L'objectif est d'établir un diagnostic local, qui alimentera un document de synthèse nationale.
Si la CENCO a toujours plaidé pour la participation de tous les acteurs socio-politiques, y compris le chef rebelle Corneille Nangaa et l'ancien président Joseph Kabila, le président Félix Tshisekedi, lui, a exclu la participation des rebelles qui occupent une partie du pays, occupent une partie du territoire national, administrent illégalement des entités de la République ou agissent au service d'une puissance étrangère.





