‎Suspension des activités du parti de José Makila : un cadre du PPRD dénonce des mensonges et une décision "illégale"

Le gouvernement congolais, par le biais du vice-premier ministre chargé de l'Intérieur a suspendu les activités de l'Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), le parti de l'opposant José Makila. Un arrêté ministériel a été signé dans ce sens le mardi 28 octobre.

‎Suspension des activités du parti de José Makila : un cadre du PPRD dénonce des mensonges et une décision "illégale"

Dans ce document, Jacquemain Shabani justifie sa décision par la participation du président de cette formation politique au conclave de Nairobi organisé par Joseph Kabila.

‎"le fait pour Monsieur José MAKILA SUMANDA de participer à cette association et de signer pour le compte de son parti, constitue un acte d'adhésion à la philosophie d'agression du pays, partagée par Monsieur Joseph Kabila Kabange", a-t-il écrit. 

‎Pour le ministre, le ralliement de José Makila et son parti à ce qu'il qualifie de "philosophie d'agression" est de nature à porter atteinte à l'unité du pays, à l'intégrité du territoire, à l'ordre institutionnel démocratique et à la souveraineté de l'État.

‎En réaction à cette décision, Maître Marcel Bombamba, cadre du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), accuse le ministre de l'Intérieur de mentir au sujet d'une déclaration qu'aurait faite un conseiller de Joseph Kabila concernant les objectifs de ce dernier.

‎"Au regard de son récent arrêté en son deuxième feuillé, deuxième paragraphe, monsieur J. Shabani Lukoo, devrait pour la bonne motivation de sa décision suspendant illégalement le Parti politique ATD, de Mr J. Makila Sumanda, nommé le conseiller principal de S.E monsieur J. Kabila Kabange, qui selon lui aurait simulé les objectifs de ce dernier à ceux du M23/AFC, à défaut de le faire c'est rendre illégal son acte et mentir tout un peuple, dont la conséquence est la nullité de l'acte faux qui conduit à son inexécution", a-t-il déclaré.

‎Cette suspension intervient seulement 24h après celle du PPRD. Une décision jugée abusive par cette formation politique.