La Belgique dénonce l'usage excessif de la force et le saccage des sièges des partis d'opposition lors de la répression d'un sit-in à Kinshasa
La Belgique a exprimé ses inquiétudes à la suite des violances survenues vendredi 12 juin lors de la répression du sit-in organisée par la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) aux abords du Palais du peuple.
Sur son compte X, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a estimé que les débordements constatés et l'usage excessif de la force sont contraires à la démocratie.
"Les troubles d’hier à Kinshasa sont interpellants. Les débordements violents, l’usage excessif de la violence qui aurait entraîné jusqu’à la perte de vies humaines et le saccage de sièges de parti n’ont pas leur place en démocratie. La liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République", a-t-il écrit.
Le chef de la diplomatie belge a par ailleurs pris note de l'annonce de l'ouverture d'une enquête par les autorités congolaises.
"Nous prenons note avec satisfaction de l’enquête annoncée et espérons que les autorités pourront faire la lumière objective sur le déroulé des événements et sur les responsabilités des auteurs de violences, d’où qu’elles proviennent", a ajouté Maxime Prévot.
Rappelons que vendredi, des échauffourées avaient éclaté devant le siège de l'ECIDé entre les militants de l'opposition et les éléments de la police, visiblement soutenus par des jeunes se réclamant de la " Force du progrès ", une structure controversée au sein de l'UDPS-Tshisekedi.
Plusieurs militants y compris leurs leaders, Jean-Marc Kabund A Kabund, Matin Fayulu et Delly Sessanga, ont été blessés. L'opposant Martin Fayulu a dressé un bilan de deux (2) morts et plusieurs blessés graves. Ce bilan a été démenti par l'Hôtel de ville et le gouvernement central qui parlent plutôt des blessés du côté de l'opposition et des forces de l'ordre.





