Préoccupée par la répression du sit-in de l'opposition à Kinshasa, l'UE appelle à des investigations et au respect des libertés

L’Union européenne (UE) a exprimé samedi 13 juin sa préoccupation à la suite des violences survenues lors de la répression du sit-in de la coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64), qui a eu lieu vendredi 12 juin à Kinshasa.

Préoccupée par la répression du sit-in de l'opposition à Kinshasa, l'UE appelle à des investigations et au respect des libertés
Un policier se préparant à lancer une pierre sur les manifestants

Dans un message oubli sur le réseau social X, le porte-parole de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Anouar El Anouni, a indiqué que l’UE déplore les "morts et blessés graves" constatés lors de cet événement.

‎L’Union européenne a souligné que le respect des libertés fondamentales, notamment la liberté de manifester pacifiquement dans le cadre légal, constitue un élément essentiel d’un espace démocratique inclusif. 

‎Par ailleurs, Bruxelles a exhorté le gouvernement congolais à mener des investigations approfondies afin d’établir les faits et de favoriser un apaisement durable de la situation.

‎Selon les autorités congolaises, le bilan des affrontements survenus vendredi fait état de 20 blessés, dont 15 policiers et 5 opposants. Ces chiffres sont rejetés par l'opposition qui évoque quant à elle deux morts et plus de 180 blessés.