Sit-in réprimé de l'opposition : blessés, gazés, et deux morts selon Martin Fayulu
Déja interdit par le gouverneur de la ville province de Kinshasa, le sit-in de l'opposition devant le Palais du peuple a été réprimé à coups de gaz lacrymogènes par la police nationale congolaise.
Déterminés à braver l'interdiction, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et l'ensemble de leurs militants ont fait fait face à un dispositif impressionnant déployé tout autour du siège du parlement.
Après un long moment d'observation, durant lequel les policiers et les militants de l'opposition se regardaient en chiens de faïence, la tension était brusquement montée d'un cran suite à des tirs de sommation des forces de l'ordre. Celle-ci ont eu du mal à contenir le mouvement avant de finalement prendre le dessus.
Plusieurs blessés ont été enregistrés dans le rang de l'opposition, notamment parmi les leaders. Si le bilan officiel de cette répression reste inconnu, l'opposant Martin Fayulu évoque quant à lui le chiffre de deux morts du côté des militants des partis d'opposition. L'une des victimes, connue sous le sobriquet de " Ngadiadia " aurait reçu une balle réelle tirée par les policiers.
Rappelons que l'opposition avait initié ce sit-in devant le Palais du peuple pour protester contre les tentatives de la majorité présidentielle de modifier la Constitution, dans le but de maintenir de maintenir le président Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà du mandat constitutionnel.
Lors d'une séance de travail jeudi avec les représentants de l'opposition, le gouverneur Daniel Bumba avait interdit cette manifestation, justifiant son refus par le caractère "inviolable" du site du Palais du peuple, siège de l'institution parlementaire.
En revanche, le chef de l'exécutif provincial de Kinshasa avait proposé le terrain Assossa, situé dans la commune de Kasa-Vubu, comme lieu de repli pour la manifestation. Cette solution alternative a été à son tour été rejetée par les délégués de l'opposition.





