" Nous avons un dossier en béton " : Delly Sesanga affirme que l'opposition approfondit sa plainte contre Félix Tshisekedi
Le président du parti Envol, Delly Sesanga, l'un des ténors de la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a affirmé que l'opposition a recueilli des preuves irréfutables pouvant lui permettre d'approfondir sa plainte contre le président Félix Tshisekedi pour " coup d'État contre la Constitution ".
Intervenant dans un Space sur X (anciennement Twitter), à l'initiative du journaliste Stanis Bujakera, Delly Sesanga a déclaré, sans le dire explicitement, que la C64 a tiré des informations supplémentaires auprès de certains membres des cabinets et des structures de l'État pour présenter un dossier "imparable".
" C'est une véritable bombe. L'étendue des preuves que nous avons recueillies nous permet d'approfondir. Nous avons un dossier en béton. Nous avons des éléments de preuve au-delà de ce que nous attendions. Parce que les cabinets et les structures de l'État sous la présidence de Tshisekedi respirent et parlent. Nous avons recueilli beaucoup d'éléments de preuve qui nous permettent d'approfondir et de bien articuler davantage notre plainte, et d'être imparables sur la tentative de renversement de l'ordre constitutionnel et sur les éléments matériels constitutifs de l'infraction de haute trahison. Nous sommes en plein dedans ", a-t-il déclaré.
Selon lui, le report du dépôt de cette plainte ne constitue pas un recul. Il a rassuré que le Conseil d'avocats de la C64 s'emploie à ficeler un dossier qui devra prendre en compte les derniers éléments recueillis.
"Ayez vos apaisements. Nous allons vous faire plaisir. Vous allez voir qu'est-ce qui se prépare dans ce pays, l'étendue du complot et des complices", a lancé Delly Sesanga.
Au lendemain de la journée "ville morte" décrétée par l'opposition à Kinshasa et dans d'autres villes du pays, la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) avait annoncé le dépôt d'une plainte contre le président Félix Tshisekedi pour " coup d'État contre la Constitution ". Une démarche qui s'inscrit dans une logique de bras de fer entre l'opposition et le pouvoir autour des réformes constitutionnelles. Si la majorité présidentielle ne jure que par le changement de la Constitution, l'opposition, quant à elle, met en garde contre ce qu'elle considère comme un risque de balkanisation du pays due à cette initiative.





