Forum parlementaire de la SADC : la RDC appelle à condamner les manœuvres déstabilisatrices de Joseph Kabila et à lui retirer ses égards d'ancien chef d'État

‎Les élus nationaux et les experts des chambres législatives se sont réunis du 24 au 25 octobre à Johannesburg, en Afrique du Sud, dans le cadre des travaux du Comité exécutif du Forum parlementaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe (FP-SADC). Cette rencontre visait à consolider les bases de la transformation du Forum en Parlement régional de la SADC, une évolution institutionnelle majeure pour la sous-région.

Forum parlementaire de la SADC : la RDC appelle à condamner les manœuvres déstabilisatrices de Joseph Kabila et à lui retirer ses égards d'ancien chef d'État
Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, Premier vice-président de l'Assemblée nationale

Les discussions se sont articulées autour de trois priorités essentielles. En premier lieu, la transformation du FP-SADC en Parlement régional, avec la perspective de ratification du protocole y relatif à l'échéance 2027-2028. En second lieu, les défis économiques, géopolitiques et sécuritaires auxquels font face les États membres de la SADC. Enfin, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, notamment à travers l'harmonisation des législations sur l'éducation, la santé de la reproduction, l'agriculture, l'égalité des genres, le constitutionnalisme et la mise en œuvre des projets régionaux.

‎À cette occasion, le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, chef de la délégation congolaise, a porté la voix de la République démocratique du Congo sur les sujets majeurs d'intérêt stratégique de la sous-région.

‎Il a lancé un appel pressant à ses pairs des États membres. Isaac Jean-Claude Tshilumbayi les a invités à accompagner les efforts des institutions congolaises et à condamner les nouvelles manœuvres militaires dirigées par l'ancien chef de l'État, à la tête d'une coalition rebelle. Ces actions visent, selon lui, à déstabiliser les institutions républicaines par la commission de crimes odieux contre les populations de l'Est du pays.

‎Pour le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, les États de la SADC ne doivent plus accorder à l'ancien président Joseph Kabila les égards liés à son ancien statut.

‎"Il a pris la tête de ce mouvement criminel connu pour ses pratiques d'assassinats, de déportations, de viols et de violences sur les femmes et les mineurs. Nous invitons tous les membres à prendre acte de cette réalité et à ne plus jamais offrir la même considération à cet ancien chef d'État devenu rebelle", a-t-il déclaré.