Sanctions américaines : Joseph Kabila dénonce une décision "injustifiée " et " politiquement motivée "

Sanctionné par le Trésor américain, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a qualifié la décision du gouvernement américain d'" injustifiée " et de " politiquement motivée ".

Sanctions américaines : Joseph Kabila dénonce une décision "injustifiée " et " politiquement motivée "
Joseph Kabila, ancien président de la RDC

Dans un communiqué publié par son cabinet le 30 avril, il estime que cette mesure prise à son encontre repose sur des "accusations non étayées de preuves irréfutables " et sur le "narratif du pouvoir de Kinshasa ".

‎L'ex-chef de l'État souligne que cette décision risque d’être perçue comme un soutien à une dérive autoritaire. 

‎" Elle risque donc d'être perçue, en République Démocratique du Congo, en Afrique et dans le monde comme un soutien à la dictature et à la tyrannie, un blanc-seing à l'écrasement de toute voix qui s'élève contre la corruption, la prédation et la confiscation de l'État; bref, une caution à un pouvoir qui substitue un clan à l'État, confond règlement de comptes et justice, use et abuse des pretextes d'ordre sécuritaire pour réprimer et éliminer toute voix dissidente", peut-on lire dans le document.

‎Néanmoins, il réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale de la RDC et à une solution politique inclusive à la crise congolaise. 

‎"Il en appelle à ce que l'implication des Etats-Unis d'Amérique contribue effectivement à la recherche d'une solution durable aux problèmes de la RDC, qui ne sont pas que sécuritaires et ne concernent pas que l'Est du pays. Ils sont aussi et plus fondamentalement des problèmes de gouvernance politique et économique, avec des répercussions sur l'ensemble du territoire national. La paix ne se construira donc pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance, à la responsabilité, à la justice et à la réconciliation nationale", précise son cabinet.

‎Joseph Kabila dit se réserver le droit d’"activer les voies légales appropriées" pour la contester et exiger les éléments ayant fondé sa désignation. 

‎L'ex-chef de l'État rassure par ailleurs la population congolaise de sa volonté d'"œuvrer sans relâche " pour mettre fin à " la dictature" et restaurer l’État de droit, conformément à l’article 64 de la Constitution.