Réforme constitutionnelle : la ministre Marie-Thérèse Sombo mobilise la communauté universitaire sur une démarche inclusive

La ministre de l'Enseignement supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovation, Marie-Thérèse Sombo, a appelé, vendredi 29 mars, la communauté universitaire à s'impliquer activement dans la réflexion sur la révision constitutionnelle. Elle s'est exprimée lors de l'ouverture du premier Congrès d'études congolaises, tenu à l'Université officielle de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental.

Réforme constitutionnelle : la ministre Marie-Thérèse Sombo mobilise la communauté universitaire sur une démarche inclusive
Marie-Thérèse Sombo, ministre de l'ESURSI

Marie-Thérèse Sombo a ainsi plaidé pour une Loi fondamentale adaptée aux réalités et aux aspirations du Congo du troisième millénaire.

‎"Aujourd'hui, notre Loi fondamentale dit peu du rôle stratégique du savoir, de la recherche et de l'université dans la souveraineté nationale. Elle ne consacre pas explicitement les droits à la mobilité académique. Elle ne garantit pas un cadre d'autonomie responsable et de financement durable pour nos établissements", a-t-elle déclaré.

‎Tout en saluant l'accord RDC-USA, qui place l'éducation, la science et l'innovation au cœur du partenariat stratégique, la ministre de l'ESURSI a insisté sur les réformes constitutionnelles afin " d'ancrer ces objectifs au plus au niveau de l'ordre juridique congolais", en vue de voir ce partenariat stratégique porter ses fruits. 

‎Selon elle, la nouvelle Constitution devra clairement investir dans la science, protéger la liberté académique et faire de l'université un pilier du développement et de la sécurité de la République démocratique du Congo.

‎"Réviser la Constitution, ce n'est pas effacer l'histoire. C'est donner à la conscience historique dont nous parlons aujourd'hui la capacité de se transformer en action politique et économique. Cette révision ne se fera ni contre les universités, ni contre les étudiants, ni contre les enseignants. Elle se fera avec vous ", a rassuré Marie-Thérèse Sombo.