RDC : Amnesty international accuse l'AFC/M23 d'exécutions sommaires de mineurs et de trafic illégal de minerais vers le Rwanda

L'ONG Amnesty International accuse les rebelles de l'AFC/M23 de multiples atteintes aux droits humains sur les sites miniers des territoires qu'ils occupent au Sud-Kivu et au Nord-Kivu. L'organisation affirme avoir documenté au moins 18 exécutions sommaires de mineurs, ainsi que des actes de torture, de travaux forcés et de recrutement forcé.

RDC : Amnesty international accuse l'AFC/M23 d'exécutions sommaires de mineurs et de trafic illégal de minerais vers le Rwanda

Au moins seize (16) mineurs et habitants des environs ont confié à Amnesty International avoir été torturés ou maltraités. À Rubaya, poursuit l'ONG, plus de 20 travailleurs auraient été détenus dans une cellule souterraine et battus trois fois par jour.

‎« Certains mineurs auraient ainsi été contraints de rester sous terre pendant plus d'une semaine, tandis que d'autres auraient été menacés d'être envoyés dans des centres d'entraînement militaire du M23 s'ils ne versaient pas une somme d'argent pour recouvrer la liberté », a-t-on lu.

‎Par ailleurs, l'ONG dénonce également le trafic illégal d'or et de coltan vers le Rwanda. Selon Amnesty International, des sacs contenant de la terre aurifère ont été transportés par bateau depuis Lomera jusqu'à Kamembe, dans l'ouest du Rwanda.

‎Amnesty International affirme que ni l'AFC/M23 ni les autorités rwandaises n'ont souhaité répondre à ces accusations.

‎L'ONG n'est pas la seule à avoir documenté les violations des droits humains commises par les rebelles de l'AFC/M23. Plusieurs autres rapports, notamment du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH), du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et de Human Rights Watch, avaient déjà dénoncé de graves atteintes aux droits humains dont sont victimes les habitants des zones occupées par les rebelles.

C.K