Le gouvernement saisit le Conseil d'État pour la dissolution d'une douzaine de partis d'opposition dont le PPRD

Le vice-premier ministre chargé de l'Intérieur a saisi le Conseil d'État en vue de la dissolution de plusieurs partis d'opposition accusés de connivence avec les forces rebelles. Cette information a été rendue publique dans un communiqué de presse publié ce samedi 1er novembre par Jacquemain Shabani.

Le gouvernement saisit le Conseil d'État pour la dissolution d'une douzaine de partis d'opposition dont le PPRD

Parmi les formations concernées figurent les partis PPRD, LGD, Piste pour l'émergence, AAP, ATD, PNEC, UDA, MPCR, COFEDEC, MLP, UPC et ACDP.

‎Le patron de l'Intérieur leur reproche d'avoir violé les principes de consolidation de l'unité nationale, de préservation de la souveraineté de l'Etat congolais ainsi que de préservation de la sécurité et de l'intégrité du territoire national. 

‎Il a, par ailleurs, réaffirmé la détermination "inébranlable" du gouvernement à "restaurer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national" et a invité les partis politiques à exercer leurs activités librement sur toute l'étendue du territoire national "dans le respect de la constitution, des lois et règlements de la République". Jacquemain Shabani les exhorte également à veiller au respect strict des principes de démocratie pluraliste, d'unité et de souveraineté nationales.

‎Dans un autre volet de son communiqué, le ministre de l'Intérieur a accusé la rébellion de l'AFC-M23 d'avoir commis de nombreux actes criminels dans les territoires occupés. Il faut état de plus de 123 cas d'assassinats et exécutions sommaires, plus de 223 cas de viols, des centaines des cas d'enlèvements et de recrutements forcés, une centaine des cas des tortures corporelles dont des élèves, des incendies des maisons, occupation illégale des résidences et des terres agricoles ainsi que plusieurs cas de pillages enregistrés entre le 3 et le 31 octobre 2025.