Files d'attente dans les stations-service : le gouvernement écarte toute pénurie de carburant et appelle au calme
Face aux files d’attente observées ces derniers jours devant plusieurs stations-service de la capitale, le ministère des Hydrocarbures a tenu à couper court à toute spéculation. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 8 septembre, la cellule de communication de la ministre Acacia Bandubola, affirme qu'il n’y a pas de pénurie de carburants à Kinshasa.
Selon les autorités, les stocks nationaux sont "très largement suffisants" pour couvrir la demande et alimenter l’ensemble du parc de distribution. Les difficultés ponctuelles relevées dans certaines zones ne seraient donc pas imputables à un manque de produit, mais plutôt à des contraintes logistiques, notamment les embouteillages qui ralentissent l’acheminement des camions-citernes vers les dépôts et les stations.
"La distribution se poursuit régulièrement et de manière continue", précise le communiqué, qui ajoute que des équipes sont déjà à pied d’œuvre pour identifier les stations les moins desservies et prioriser leur réapprovisionnement. Des livraisons de nuit ont également été renforcées pour fluidifier les opérations et réduire les temps d’attente.
Dans la foulée, la ministre Acacia Bandubola appelle la population à la sérénité et à la retenue. Elle déconseille formellement de se précipiter dans les stations ou de constituer des stocks personnels, une attitude qui, selon elle, ne ferait qu’exacerber les tensions et allonger inutilement les files d’attente.
"Le carburant est disponible, les livraisons se poursuivent et les réserves nationales sont largement suffisantes", réitère le texte, qui invite les Kinois à garder confiance et à ne pas céder à la panique.
Ce message de réassurance s’accompagne d’un engagement ferme : celui de veiller à la continuité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire et au bon fonctionnement de la chaîne de distribution des produits pétroliers.
Les prochains jours diront si ces mesures permettront de rétablir une situation normale dans les stations de la capitale. En attendant, le gouvernement mise sur la pédagogie et la transparence pour éviter toute psychose.





