Divorce Kabila-Tshisekedi : " un gâchis pour l’histoire du pays", regrette Félix Tshisekedi
Le président Félix Tshisekedi a regretté son divorce avec son prédécesseur Joseph Kabila, après une alternance pacifique et démocratique historique du pouvoir en 2019. Il s’est exprimé ainsi lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 6 mai 2026.
Pour le chef de l’Etat congolais, cette séparation représente un gâchis pour l’histoire du pays au regard de la parfaite entente qui existait entre les deux au début de son mandat, accusant Joseph Kabila d’en être à l’origine.
« Nous n’avions pas le droit de cracher sur un tel héritage. Malheureusement aujourd’hui, les générations à venir retiendront que celui qui a été un acteur clé dans cette alternance pacifique et démocratique a été aussi le fossoyeur de cette belle œuvre », a-t-il déclaré.
Pour soutenir son argumentaire, Félix Tshisekedi a mis en avant le refus du Front commun pour le Congo, la plateforme politique de Joseph Kabila, de participer aux échéances électorales de 2023 dans l’objectif, a-t-il indiqué, de contraindre le gouvernement à l’organisation d’un dialogue.
« Mon prédécesseur est sorti clandestinement du pays, hors avant cela, à chacun de ses déplacements, il ne manquait pas de me le faire savoir. Nous avions un canal par lequel il me faisait parvenir il me faisait parvenir ses messages. D’ailleurs je l’avais invité à mon investiture en 2024 et vous aviez vus qu’il m’avait répondu, via sa porte-parole à travers les réseaux sociaux », a regretté Félix Tshisekedi.
Le chef de l’Etat a, sur la même lancée, estimé que les sanctions du Trésor américain prises à l’encontre de Joseph Kabila sont justifiées, suite à ses manœuvres subversives qui mettraient en mal les intérêts congolais et américains.





