Suppression du Premier ministre, mandat présidentiel de 7 ans, changement de nom du pays : l'APPC dévoile son projet de réforme constitutionnelle en RDC
Le regroupement Amour du prochain et de la patrie Congo (APPC) a officiellement plaidé pour le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son autorité morale, Sylvestre Dangnonsi Makambo, a ainsi suggéré, lors d’une conférence de presse animée samedi 30 mai à Kinshasa, le vote d’une nouvelle Loi fondamentale qui devra être effectué par les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, après approbation des trois cinquièmes de ses membres.
Parmi les propositions présentées par l'APPC figurent notamment, la suppression du poste de Premier ministre, le passage d’un régime semi-présidentiel à un régime présidentiel, l’instauration d’une vice-présidence de la République, la nomination des gouverneurs des provinces par président de la République, ainsi que le passage à un mandat présidentiel de sept ans, renouvelable une fois.
Face à la presse, Sylvestre Dangnonsi Makambo a défendu l’idée du changement de la dénomination du pays qui devra s’appeler « République Patriotique du Kongo ». Selon l’autorité morale de l’APPC, cette nouvelle appellation aura le mérite de renforcer le patriotisme, la défense de la patrie, la protection des valeurs culturelles et l’identité nationale congolaise.
« Le nom " Congo " n’a pas de référence dans le patrimoine culturel national, d’où la nécessité de se conformer aux valeurs culturelles et anthropologiques, en se ralliant a la dénomination de la Province du Kongo-Central qui, jadis appelée " Bas Congo ", car le nom identifie une personne ou un peuple. Ainsi la lettre " K " sera écrite en lieu et place de la " C " pour une référence culturelle nationale ", a-t-il déclaré.
En outre, l’APPC propose l’élection des sénateurs au suffrage universel direct et interdire à tout candidat sénateur de postuler simultanément à plusieurs mandats électifs.
Dans le même ordre d’idées, l’APPC suggère la suppression des gouvernements provinciaux et des Assemblées provinciales. Pour ce regroupement, cette réforme permettra de réduire certaines prérogatives.
L’autre proposition consiste à supprimer le caractère exclusif de la nationalité congolaise, exigeant toutefois que l’accès aux fonctions stratégiques et souveraines de l’État aux seuls congolais d’origine.
« Cette réforme vise à offrir davantage de liberté aux Kongolais vivant à l'étranger ayant perdu leur nationalité Kongolaise pour des raisons administratives, sociales ou autres. Elle leur permettra de renouer officiellement avec leur pays d'origine et de contribuer pleinement au développement de la Nation par leurs compétences, leurs expériences et leurs investissements », a martelé Sylvestre Dangnonsi Makambo.
Le regroupement Amour du prochain et de la patrie Congo estime que ces réformes institutionnelles vont renforcer la stabilité institutionnelle, la continuité de l’État, ainsi que l’efficacité de l’exécutif.





