Rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale : Augustin Kabuya essuie un refus sur l'horaire de la cérémonie d'ouverture

Le bureau de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a maintenu l'ouverture de la session ordinaire de septembre au 15 du mois en cours, à 13 heures. L'information a été confirmée par un communiqué publié le samedi 12 septembre par le rapporteur du bureau, Jacques Djoli.

Rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale : Augustin Kabuya essuie un refus sur l'horaire de la cérémonie d'ouverture

‎Par cette confirmation, la Chambre basse du Parlement congolais rejette la demande du député national Augustin Kabuya d’organiser la cérémonie solennelle à 18 heures. 

‎Dans une correspondance datée du 07 septembre 2026, Augustin Kabuya avait motivée sa requête par des "considérations d’ordre sécuritaire et préventif" à la suite de de l'organisation, le même jour, des rassemblements par l'opposition. Cette manifestation aura pour point de chute le Palais du Peuple, siège du Parlement, pourtant déclaré inviolable.

‎Tout en reconnaissant le droit constitutionnel des citoyens à manifester, Augustin Kabuya avait mis en garde contre les risques de "tensions, de provocations ou de confrontation" entre les manifestants et les représentants du peuple se rendant au Parlement. Il avait également émis des craintes quant à l'instrumentalisation de cette situation pour porter atteinte à la sérénité de la journée et à la dignité des députés, transformant la rentrée parlementaire en un "espace d’affrontements ou de recherche de visibilité".

‎Selon lui, ce "décalage temporel" permettrait de créer une distance avec les manifestations potentielles, de faciliter la mise en place d’un dispositif de sécurité efficace autour du Palais du Peuple, et de préserver à la fois la sécurité des députés, la liberté de circulation et le libre exercice des libertés publiques.

‎Les opposants, réunis au sein de la Coalition Article 64, se sont donné rendez-vous le 15 septembre devant le Palais du peuple afin de protester contre tout projet de changement de Constitution, ainsi que contre la loi portant sur l'organisation du référendum en RDC, que les députés nationaux vont réexaminer pour y intégrer les clauses interprétatives fixées par la Cour constitutionnelle. Celle-ci avait déclaré le texte conforme à la Constitution, mais sous réserve de suppression, de substitution et de réécriture de certaines dispositions.