Perquisitions en Belgique : le ministre belge des Affaires étrangères met en garde contre une désinformation "particulièrement préoccupante"
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a démenti tout lien entre les perquisitions récemment menées par la justice belge dans les résidences liées au président Félix Tshisekedi et la position de son pays sur la crise dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le chef de la diplomatie belge a souligné que les actions du parquet fédéral ne sont ni orchestrées, ni préméditées par la diplomatie belge. Maxime Prévot a ainsi qualifié d'"infondées que grotesques" les rumeurs entourant ces actions judiciaires.
Le ministre a insisté sur l'indépendance de la justice belge vis-à-vis de l'exécutif, tout en refusant de commenter les procédures en cours.
Il a toutefois regretté l'interprétation de ces initiatives faite par ceux qui servent, selon lui, un "narratif hostile" destiné à saper la "solidité" des relations bilatérales entre la RDC et la Belgique.
Par ailleurs, Maxime Prévot a mis en garde contre le niveau préoccupant de désinformation circulant sur les réseaux sociaux. Selon le chef de la diplomatie belge, cette situation nourrit des discours de haine.
"J'ai vu circuler sur les réseaux sociaux de nombreuses assertions fantaisistes, parfois ouvertement complotistes. Ce phénomène est loin d'être anodin. Il produit des effets bien réels et semble contribuer à la diffusion de discours de haine, ce qui est profondément préoccupant et doit être combattu avec la plus grande fermeté", a-t-il dénoncé.
Tout en réaffirmant "l'excellence" des relations entre Kinshasa et Bruxelles, il a réitéré la volonté inébranlable de son pays de les maintenir à un haut niveau de confiance et de lutter contre la désinformation, qui peut nuire aux relations historiques et sincères liant les deux pays.
Pour rappel, une série de perquisitions a été effectuée le mercredi 14 octobre 2026 dans des résidences liées au président congolais Félix Tshisekedi, à Bruxelles et dans plusieurs communes du brabant flamand et wallon en Belgique. Selon la justice Belge, ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte sur réquisition du parquet fédéral du chef de blanchiment de capitaux suite à la réception de plaintes déposées par des organisations non gouvernementales en juillet 2025.




