Journée "ville morte" ce mercredi 3 juin : premier test grand-nature pour l'opposition en vue du grand chelem constitutionnel

L’opposition congolaise ne décolère pas. Depuis le début de l'examen, ce mercredi 27 mai, par l'Assemblée nationale, de la proposition de Loi relative à l'organisation du référendum en République démocratique du Congo, la contestation s'organise. Après le boycott de la plénière par les députés nationaux du groupe parlementaire "Ensemble", l'opposition a appelé à une journée "ville morte" ce mercredi 3 juin pour dénoncer ce qu’elle qualifie de "rébellion de Félix Tshisekedi contre la Constitution".

Journée "ville morte" ce mercredi 3 juin : premier test grand-nature pour l'opposition en vue du grand chelem constitutionnel

Réunis au siège du parti ECIDé, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ont accusé le chef de l’État de mettre en œuvre un plan de balkanisation du pays en laissant les élus examiner cette initiative parlementaire.

‎Ces opposants invitent la population congolaise à se mobiliser pour faire échec à toute tentative de contourner la Loi fondamentale, qu'ils soupçonnent de vouloir permettre au chef de l'État de se maintenir à la tête du pays.

‎L'appel à cette journée "ville morte" constitue le premier grand test pour l'opposition en vue des batailles à venir face à la majorité présidentielle sur le débat relatif aux réformes constitutionnelles. 

‎Réunis au sein de la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64), les opposants congolais semblent toutefois éprouver des difficultés à mobiliser la population les congolais pour imposer un rapport de force face à l'Union sacrée de la Nation, plateforme de la majorité présidentielle, qui ne jure que par le changement de la Constitution.