Dialogue national inclusif : la C64 salue l'appel du chef de la MONUSCO et réclame une enquête internationale sur la mort de Manassé Lomboto
La Coalition Article 64 pour la défense de l’Ordre constitutionnel a salué le discours du Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, James Swan, prononcé devant le Conseil de sécurité, dans lequel il a appelé à un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. L’information figure dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre 2026.
Pour la C64, l’appel de James Swan fait l’écho de sa propre exigence de tenir des assises véritablement inclusives, réunissant toutes les forces politiques et sociales représentatives, dans le respect de l’ordre constitutionnel.
"La C64 partage pleinement le constat selon lequel il existe un large consensus sur la nécessité d'un dialogue national, lequel doit être inclusif, garantissant une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l'ensemble des parties prenantes et permettant d'aborder en profondeur les priorités nationales les plus urgentes", peut-on lire dans le document.
Par ailleurs, cette coalition d’opposition a salué l’appel du patron de la MONUSCO à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue et de tolérance politique.
"Cet appel fait écho aux dénonciations répétées de la C64 concernant les restrictions de l'espace démocratique et les violences commises lors des manifestations pacifiques, notamment celles du 15 septembre 2026, au cours desquelles l'un de ses membres, Manassé Lomboto Bofengola, a été tué", indique le communiqué.
Revenant sur les incidents survenus lors de sa marche le 15 septembre dernier, la C64 a réitéré son exigence de sanctions contre les autorités politiques, administratives, militaires et policières impliquées, selon elle, dans la "planification" de la répression de cette manifestation publique. La plateforme attribue ces violences à la police, qui aurait été appuyée par la Force du progrès, un mouvement controversé des jeunes de l’UDPS-Tshisekedi.
Face à cette situation, elle plaide pour une enquête internationale indépendante et crédible afin d’établir les circonstances de ces violences, ayant entraîné la mort de l’un de ses militants, Manassé Lomboto, et d’en déterminer les responsabilités.





