Accord RDC-Rwanda : Kinshasa assure que sa souveraineté et le contrôle de ses minerais sont préservés
L'accord de paix et de coopération économique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda qui sera entériné ce jeudi 4 décembre par le président Félix Tshisekedi réaffirme la "pleine souveraineté" de la RDC sur son territoire et son sous-sol. C'est ce qu'a souligné la porte-parole du président Félix Tshisekedi, Tina Salama, lors d’un briefing spécial à Washington ce mercredi 03 Décembre 2025, à la veille de la cérémonie de signature.
Selon Tina Salama, ces engagements réaffirment également le contrôle exclusif par la RDC de l'exploitation et de la transformation de ses minerais ainsi que la primauté du droit congolais sur tout mécanisme de coopération.
"Ils ne relient aucune partie de la RDC à un autre pays. C'est une chose dont nous devons être sûrs. Ces accords ne donnent aucune autorité, aucune souveraineté à un autre pays sur les ressources minérales de la RDC", a-t-elle déclaré.
Concernant le volet économique, elle a présenté l'accord comme un moyen de "remplacer l'économie de contrebande par une économie légale et régulière".
"le Cadre d'intégration économique régionale, ce n'est pas une cogestion, ce n' est pas une fusion, ce n' est pas en tout cas une perte de notre souveraineté. Il repose sur trois principes fondamentaux : la paix comme prérequis absolu, le respect strict de la souveraineté de chaque État et une coopération pragmatique, équitable et conditionnée au respect des engagements sécuritaires", a précisé Tina Salama.
Sur le dossier sensible de l'intégration éventuelle des combattants rebelles au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), la porte-parole a indiqué que cette question serait traitée au cas par cas. Elle a surtout insisté sur un point crucial : l'accord de paix de Washington "ne constitue pas une amnistie des groupes rebelles opérant dans l'Est du pays".





