Sommet de Lomé : la médiation africaine presse Kinshasa et l'AFC-M23 de relancer les pourparlers de Doha

Une réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est tenue samedi 17 janvier 2026 à Lomé, au Togo. Y ont participé d'anciens présidents africains, Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Catherine Samba-Panza (Centrafrique), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie), ainsi que des représentants de la RDC, du Rwanda, de l'Angola, du Burundi, de l'Ouganda et ceux de plusieurs médiateurs.

Sommet de Lomé : la médiation africaine presse Kinshasa et l'AFC-M23 de relancer les pourparlers de Doha

Convoqué à l'initiative du président du Conseil togolais et médiateur désigné par l’Union africaine pour la crise dans l’est de la RDC, Faure Essozimna Gnassingbé, cette rencontre visait à éviter la fragmentation des efforts diplomatiques.

‎Selon le communiqué final, les participants ont réaffirmé la centralité du processus de médiation dirigé par le Togo, tout en appelant à une meilleure harmonisation avec les initiatives de la Communauté des pays d'Afrique de l'est (EAC), de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

‎Ils ont également exprimé leur plein soutien au processus de Doha et ont exhorté les parties, notamment le gouvernement congolais et l’AFC/M23, à reprendre sans délai les pourparlers afin de finaliser les six (6) protocoles restants. 

‎En outre, les participants ont insisté sur la nécessité d'assurer l'harmonisation, la cohérence et la coordination de toutes les  initiatives de paix, afin de tirer parti des synergies existantes et d'éviter toute fragmentation des efforts de médiation, préjudiciables à la paix et à la stabilité dans l'est de la RDC.

‎Dans cette optique, ils ont décidé de renforcer la médiation africaine en 2026 avec cinq co-facilitateurs, tous d'anciens chefs d’État africains.