‎Nord-Kivu : un député national de l'UDPS-Tshisekedi accusé de menaces contre la sécurité par le gouverneur militaire

Le député national Crispin Mbindule, élu sur la liste de l'UDPS-Tshisekedi et également président du Conseil d'administration du Cadastre Minier (CAMI), est accusé d'actes portant atteinte à la sécurité et à la dignité de l’autorité provinciale. Cette accusation émane du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, qui a demandé à l'Agence nationale de renseignements (ANR) d’ouvrir une enquête à son encontre.

‎Nord-Kivu : un député national de l'UDPS-Tshisekedi accusé de menaces contre la sécurité par le gouverneur militaire
Le député national Crispin Mbindule

Dans un document adressé le 7 mai au responsable local de l’ANR à Beni, chef-lieu du Nord-Kivu, dont une copie a été transmise au ministre de la Défense nationale ainsi qu’au bureau de l’Assemblée nationale, le gouverneur militaire reproche à l'élu les faits suivants : diffamation, usurpation des fonctions, incitation à la révolte et propagation de faux bruits et outrage à un fonctionnaire dépositaire de l’autorité publique.

‎Selon le général-major Évariste Somo Kakule, Crispin Mbindule aurait tenu secrètement des rencontres avec un groupe armé dans la ville commerciale de Butembo, fief électorale de l'élu, et aurait fait des déclarations jugées subversives le 4 mai sur une radio locale. 

‎"Je tiens à rappeler à votre attention que les faits ont été commis dans la province du Nord-Kivu sous état de siège et que les mesures conservatoires urgentes devraient être prises à l’égard de l’incriminé. Pendant la période de l’état de siège, les immunités et autres privilèges de poursuite ne sont pas d’application", a souligné le chef de l'exécutif provincial.

‎Face aux griefs retenus contre lui, le gouverneur souhaite que l'élu soit déféré devant les juridictions militaires compétentes pour répondre de ses actes.

‎De son côté, l'incriminé accuse le gouverneur militaire du Nord-Kivu de vouloir utiliser les services de renseignement contre lui à cause de son soutien à la révision constitutionnelle.