Comité d'organisation du dialogue : Michel Bongongo vole au secours de Félix Tshisekedi et le défend contre les accusations d'imposition
L'ancien ministre du Budget, le professeur Michel Bongongo, a salué la création d'un comité d'organisation préliminaire du dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation du pays. Cet acteur politique s'est exprimé le mardi 15 septembre, soit 48 heures après la publication de l'ordonnance présidentielle.
Selon le professeur Michel Bongongo, la réussite de ces assises nationales, primordiales pour la République démocratique du Congo, doit être garantie par l'institution "président de la République".
Ainsi, il a indiqué que la décision de constituer un comité d'organisation du dialogue national ne fait pas du président Félix Tshisekedi l'"alpha et l'oméga" qui chercherait à imposer sa volonté sur les autres parties prenantes à ces travaux.
"Pour accomplir la charge lui dévolue par la nation toute entière, le prélèvement de la République dispose de son cabinet et des services de sécurité, de renseignements. Il en a toujours été ainsi depuis le président Kasavubu, Mobutu, Kabila, jusqu'aujourd'hui. Tout ce la se faisait dans la plus grande discrétion", a-t-il souligné.
L'ancien ministre du Budget a estimé qu'en étalant les missions naturellement confiées au Directeur de cabinet, le chef de l'État a fait preuve de transparence et d'écoute des réactions des différentes parties.
Par ailleurs, M. Bongongo ce dialogue doit s'imposer comme un processus démocratique, compte tenu, souligne-t-il, de la complexité de la situation socio-politique et sécuritaire de la RDC.
Se projetant sur les prochains actes que devra poser le chef de l'État pour déterminer les termes de référence, le profil des animateurs du comité récemment créé et des participants au dialogue, Michel Bongongo a insisté sur les critères de crédibilité, expérience et expertise, qu'il juge prépondérants pour une issue recherchée.
"Si nous voulons que notre dialogue national produise la paix, la cohésion et la refondation de l'État, nous devons tous faire de ce dialogue un processus vivifiant qui donne progressivement naissance à des discussions fructueuses, à des négociations et concessions laborieuses et à des compromis satisfaisants pour le plus grand bien de l'ensemble de la population congolaise", a-t-il renchéri.
Placé sous l'autorité du chef de l'État, le comité d'organisation préliminaire du futur dialogue sera dirigé par un coordonnateur et un coordonnateur adjoint, nommés par le président, qui conserve le pouvoir de les démettre de leurs fonctions. L'ordonnance lue le dimanche 13 septembre a précisé que des personnes-ressources désignées par le Directeur de cabinet présidentiel pourront s'adjoindre à cette équipe.
Le Comité d’organisation préliminaire du dialogue national sera chargé de :
- préparer le terrain matériel, logistique et sécuritaire ainsi que de favoriser des rencontres préalables avec des différentes composantes en vue de la mise en place d'une Commission préparatoire ;
- identifier les besoins matériels, financiers, techniques, sécuritaires, logistiques, communicationnels et protocolaires nécessaires à la mise en place de la commission préparatoire et à la tenue du dialogue, et en assurer la prise en charge ;
- assurer les contacts avec les partenaires nationaux et internationaux, et proposer toutes mesures susceptibles de garantir la préparation crédible et efficiente du dialogue national.





