Accord de paix RDC - Rwanda : la Maison Blanche annonce la réception, le 4 décembre à Washington, de Félix Tshisekedi et Paul Kagame par Donald Trump
Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, et du Rwanda, Paul Kagame, seront reçus le jeudi 4 décembre à Washington par leur homologue américain, Donald Trump. L'annonce a été faite ce lundi par la porte-parole de la Maison Blanche.
Selon Karoline Leavitt, les deux chefs d'État se rendront à Washington pour "signer l'accord historique de paix" sous la facilitation du président américain.
D'autres chefs d'État de la sous-région, dont le Burundais, Evariste Ndayishimiye, et le Kenyan, William Ruto, sont également annoncés à Washington afin d'assister à cette cérémonie, porteuse d'espoir pour la population de l'Est de la RDC.
Lors de sa rencontre avec la diaspora congolaise vivant en Serbie, le 28 novembre dernier, le président Félix Tshisekedi avait écarté toute idée de "brassage et mixage" lors de la signature de l'accord de paix.
À la veille de cette signature par Félix Tshisekedi et Paul Kagame, une forte délégation congolaise de haut niveau, incluant le président de l’Assemblée nationale, plusieurs ministres et d’autres autorités, a décollé lundi à destination de la capitale américaine.
Cet accord, conclu le 27 juin 2025 entre les deux pays, s'articule autour de sept points :
- le respect de l'intégrité territoriale et l'interdiction des hostilités;
- le désengagement;
- le désarmement et l'intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques;
- la mise en place d'un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité intégrant le CONOPS du 31 octobre 2024;
- la facilitation du retour des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur du pays;
- l'accès humanitaire;
- et un cadre d'intégration économique régionale.
Cette signature intervient dans un contexte où la coalition rebelle AFC-M23 contrôle une vaste zone dans l'Est de la République démocratique du Congo. Bien que cet accord soit jugé nécessaire pour obtenir la cessation des hostilités, certains analystes se montrent pessimistes quant à sa mise en œuvre sur terrain, d'autant que la rébellion refuse d'être considérée comme à la solde de Kigali.





