L'élection du nouveau deuxième vice-président du Sénat fixée au 3 avril : Eustache Muhanzi, le candidat idéal ?
Le remplaçant de Modeste Bahati à la deuxième vice-présidence du Sénat sera élu ce 3 avril. Ce calendrier a été publié ce vendredi par le bureau de la Chambre haute du Parlement congolais.
Selon la décision signée par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, le dépôt des candidatures se fera du lundi 30 au mardi 31 mars 2016, tandis que la campagne électorale, l'audition des discours des candidats et le déroulement du scrutin auront lieu le vendredi 3 avril.
À 72h du début de ce processus, trois noms circulent du côté de l'Union sacrée comme possibles candidats à ce poste. Il s'agit de Norbert Basengezi Kantintima (A24‑AN‑A25), Aristide Bulakali (UDPS) ainsi que de Eustache Muhanzi Mubembe (UNC de Vital Kamerhe).
S'agissant de Norbert Basengezi, sa candidature se heurte à un obstacle politique évident: celui de son territoire d'origine, déjà représenté à la tête de l'Assemblée nationale à travers Aimé Boji. Son choix risquerait d’être perçu comme un déséquilibre régional, susceptible de fragiliser les équilibres internes au sein de la majorité présidentielle.
Aristide Bulakali, élu UDPS, semble également mal parti, car sa formation politique est déjà représentée dans le bureau du Sénat avec la première vice‑présidence (José Kalala) et la questure (Taupin Kabongo).
Le nom qui ferait l'unanimité est celui d'Eustache Muhanzi Mubembe, issu du territoire de de Kabare, comme Modeste Bahati. Sa candidature rassemblerait l’appui de l’UNC et de ses alliés. Il s'agirait d'un atout pour préserver l’ancrage électoral de Kabare dans la sphère présidentielle.
Si à l'Assemblée nationale, l'on a privilégié le principe de “continuité territoriale” (Boji ayant succédé à Kamerhe, tous deux originaires du territoire de Walungu), celui-ci devait également s’appliquer à la Chambre haute du Parlement. Eustache Muhanzi coche toutes les cases pour occuper le poste de deuxième vice-président.
En tout cas, l'arbitrage du président Félix Tshisekedi, haute autorité de référence de l'Union sacrée est attendue. À suivre...





