Crash aérien de Kenge : les FARDC accusent un youtubeur pro pouvoir de propager des "histoires sans fondement logique" et menacent de poursuites judiciaires

Dans un communiqué de presse rendu public le dimanche 27 septembre 2026, l'État-Major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) est sorti de son silence pour répondre aux allégations entourant le décès tragique de deux hauts gradés de la justice militaire, survenu le 25 septembre 2026 lors d'un accident d'avion à Kenge (Kwango).

Crash aérien de Kenge : les FARDC accusent un youtubeur pro pouvoir de propager des "histoires sans fondement logique" et menacent de poursuites judiciaires

L'armée dénonce une récupération politique et médiatique de ce drame. Elle pointe du doigt nommément le tiktoqueur et youtubeur proche du pouvoir Kalonji Kabamba, qu'elle accuse de se comporter comme un "agent rwandais" et de propager des "histoires sans fondement logique".

‎Le communiqué précise les circonstances de la mission des deux officiers généraux décédés : le Premier président de la Haute Cour Militaire et l'Auditeur général des FARDC près la Haute Cour Militaire. Les FARDC affirment qu'ils effectuaient une "mission d'inspection judiciaire normale et officielle" à Kikwit, relevant directement de leur compétence. L'armée souligne également que, conformément à leur organisation interne, ces deux hauts magistrats militaires voyageaient toujours ensemble lors de missions analogues.

‎L'armée rejette catégoriquement les affirmations de Kalonji Kabamba concernant la disparition, à Kamina, d'armes antiaériennes et d'armes de snipers qui auraient été utilisées à Kenge. Les FARDC qualifient ces déclarations d'"accusations sans fondement destinées à démoraliser les Forces Armées au profit de l'ennemi qu'il sert".

‎Face à la gravité de ces propos, l'État-Major annonce qu'il se réserve le droit de saisir la justice. Il dénonce des affirmations qui "ternissent l'honneur et la crédibilité" de l'institution militaire et qui servent la cause de l'ennemi.

‎Au-delà de l'aspect judiciaire, les FARDC expriment leur indignation face au manque de compassion affiché sur les réseaux sociaux. L'armée juge "outrageants" les propos du tiktokeur et youtubeur Kabamba et de tous ceux qui spéculent sur ce "malheureux accident", y voyant un manque d'humanité et de considération envers les victimes et leurs familles éprouvées.

‎Ainsi, les Forces armées congolaises exhortent la population à ne accorder "aucun crédit à ces genres de propos insensés" et à faire preuve de dignité face à ce deuil national.